New Brunswick. Commission on a Provincial Lunatic Asylum.

Résumé: Rapport de la commission d'enquête sur l'emplacement le plus judicieux pour la construction d'un asile d'aliénés provincial, près de la ville de Saint John, 1836

Avant 1836, le Nouveau-Brunswick disposait de très peu d'établissements pour les soins et le traitement des personnes "aliénées". Il n'y avait en effet qu'un asile temporaire à Saint-Jean qui n'hébergeait que 22 personnes, toutes du comté de Saint John. Par ailleurs, même si les commissaires ne connaissaient pas le nombre exact d'aliénés au Nouveau-Brunswick (ils ne savaient pas si le ratio de personnes aliénées et des personnes dites "normales" étaient de une pour un millier comme aux États-Unis, ou s'il s'établissait plutôt à une pour 600, à l'instar de l'Écosse - ils ont finalement opté pour le ratio le plus faible), ils se doutaient bien que leur nombre dépassait celui des personnes internées à l'asile temporaire de Saint-Jean.

Le rapport de la commission contient une description assez précise de l'aménagement physique de l'asile proposé, y compris des considérations sur les catégories de patients qui seraient hébergés à chaque étage, selon leur capacité à payer pour la pension. Il est encore plus intéressant de noter les observations des commissaires sur les activités et les modalités de cohabitation des patients internés dans le cadre du traitement de leur "maladie". Le rapport renferme en outre une description des divertissements, de l'enseignement religieux et des tâches que devaient accomplir les patients internés. Il découle du rapport qu'il importait avant tout que les patients internés doivent demeurer actifs. Pour ce qui est des tâches ou du travail imposé aux patients et jugées comme essentielles au traitement des patients, les commissaires faisaient valoir "que les personnes dont l'état ne les empêche pas de se soumettre aux bienfaits du travail et du labeur finissent pratiquement toujours par guérir ." En ce qui concernait la religion, les commissaires y allaient de vues très pragmatiques. Ils ne pouvaient dire avec certitude si les patients internés retiraient quelque réconfort spirituel que ce soit des sermons, notant toutefois "qu'à tout le moins, le fait de capter l'attention d'une personne aliénée pendant quelques instants n'a d'ordinaire que très peu d'effets sur son retour à la raison".

Commissaires:
Charles Simonds
William H. Street
John Robertson
Thomas Paddock
Thomas Barlow
Frederick Coster

Documents pouvant être lu

TitreAcrobatHTMLImages
RapportpdfTextegif

Information bibliographique

Voir l'en-tête du document (format TEI) qui contient l'information bibliographique concernant les versions imprimée et électronique du rapport de cette Commission.